Momento Espírita
Curitiba, 29 de Novembro de 2025
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ícone Les bons samaritains domestiques

La parabole du bon samaritain est toujours riche en enseignements, chaque fois que nous y revenons.

Rappelons les points principaux de ce passage raconté par le Maître Jésus :

Le voyageur trouve un inconnu blessé sur la route.

Il n'hésite pas à lui venir en aide.

Il lui tend les mains.

Il soigne ses blessures comme il peut, avec ce qu'il a sur lui, ce dont il dispose. Il le prodigue les premiers soins.

Il le prend dans ses bras sans aucun préjugé.

Il l'emmène à l'auberge la plus proche.

Il lui garantit le séjour.

Il oublie les convenances et reste à ses côtés aussi longtemps que nécessaire.

Il ne pose aucune question et ne porte aucun jugement.

Puis, il part accomplir son devoir, non sans lui avoir assuré les ressources nécessaires par ses propres moyens. Et pour tout cela, il n'exige aucune obligation, aucun retour de la part de la personne aidée.

*   *   *

Comme nous pouvons le constater, cette parabole nous décrit en détail l'exercice de la véritable charité.

De manière générale, après presque deux millénaires, nous l'appliquons normalement aux personnes qui ne font pas partie de notre famille, c'est-à-dire, aux étrangers.

Le problème, c'est que nous avons aussi des blessés chez nous, que nous côtoyons quotidiennement dans notre propre foyer.

Ceux-ci ne descendent pas de Jérusalem à Jéricho, mais tombent de la foi à la désillusion et de la joie à la douleur, privés de leurs meilleurs espoirs, dans des expériences difficiles.

Combien de fois nous trouvons les victimes d'obsession et de l'erreur, de la tristesse et de l'épreuve, chez nous !

Nous pensons donc que la parabole du bon samaritain produira des effets admirables, chaque fois que nous déciderons de l'utiliser dans notre vie intime, en comprenant et en aidant nos voisins, nos compagnons, notre famille et nos amis, sans rien exiger ni demander.

Nous pouvons penser qu'il est difficile, dans certaines circonstances, de tendre la main à ceux qui tombent dans notre propre foyer, car nous les connaissons bien. Il ne s'agit pas d'un inconnu, comme dans la parabole.

Ou peut-être qu'il est difficile parce que nous leur avons déjà tendu la main à d'autres occasions et qu'ils sont retombés de la même manière, malgré les avertissements.

C'est là qu'apparaît l'un des éléments fondamentaux de la parabole : ne rien exiger ni juger.

La véritable charité ne pose pas de conditions, n'a pas d'exigences ni besoin de passer de filtres tels que notre jugement.

Imaginons que nous sommes des équipes de secours en service ou des membres du corps des pompiers.

Ceux-ci répondent à l'appel, à tout moment. Ils ne jugent pas si telle ou telle personne mérite d'être secourue ou non, même si c'est la troisième fois que cet endroit prend feu. Ils se rendent simplement sur place et font de leur mieux.

Nous n'avons jamais entendu parler de secouristes qui auraient dit : Cette fois-ci nous n'y allons pas, nous sommes trop fatigués, nous en avons déjà trop fait.

Alors, si nous sommes appelés à porter secours, même si nous sommes épuisés, demandons l'aide du Père Céleste et répondons à l'appel sans crainte.

La force nous sera donnée. Souvenons-nous que nous serons des instruments d'amour.

La véritable charité, développée en nous, doit commencer à avoir cette mentalité de promptitude et d'aide à qui que ce soit, sans oublier ceux qui tombent à nos côtés.

Rédaction du Moment Spirite, basé sur le chap.
40 du Livro da Esperança, par l'Esprit Emmanuel,
psychographie de Francisco Cândido Xavier.
éd. CEC
Le 3.9.2025

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