Momento Espírita
Curitiba, 30 de Julho de 2026
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ícone La pelote de laine

Quand la pelote de laine tombait du lit, c'était la fête !

On arrêtait tous immédiatement ce qu'on était en train de faire.

La télé, la console portable, le dessin, les devoirs, tout perdait de son importance à partir de ce moment-là.

C'était désormais elle, la pelote, qui était au centre de l'attention.

Où allait-elle rouler ?

Quel chemin allait-elle choisir ?

Quel dessin le fil de laine allait-il tracer sur le sol avant de s'arrêter enfin ?

Ma grand-mère trouvait ça très drôle, de nous voir nous amuser ainsi.

Et nous mettions du temps à lui rendre la pelote de laine.

Elle roulait partout ! Avec un peu d'aide bien sûr.

Elle passait sous le lit, derrière le rideau, par-dessus la télé.

Une fois, elle a même atterri sur le lustre, imaginez ! Quelle coquine !

Et ma grand-mère là, adossée au coffre en bois du lit qui lui servait de tête de lit, ses deux aiguilles à la main, attendant simplement que ce désordre prenne fin.

Vous savez...aujourd'hui, je me dis que cette pelote a tombée tellement de fois...que ça ne peut pas avoir été un simple accident...je pense qu'elle a été renversée délibérément, presque sans le vouloir, juste pour nous faire plaisir.

Cette mamie...quelle maline !

 *  *  *

Nous vivons à une époque marquée par l'individualisme. Nous nous éloignons les uns des autres. Ces appareils, qui tiennent dans la paume de la main, nous ouvrent les portes du monde. Du coup, nos yeux ne quittent plus les écrans.

Mais nous offrent-ils vraiment le monde ? Tout ce dont nous avons besoin s'y trouve-t-il vraiment ? Une conversation par SMS ou même par message vocal peut-elle remplacer un regard ?

Ou une étreinte ? Qu'est-ce qui, dans ce monde numérique, remplacera la force d'une étreinte ?

Il est impossible que nous ayons accepté tout cela aussi facilement.

Rien ne peut remplacer un moment de jeu avec une grand-mère, une chasse à la pelote de laine que l'on se lance d'un bout à l'autre de la pièce, et de bons éclats de rire.

Rien ne peut remplacer l'affection que procurent la présence physique, le regard, l'étreinte, le fait de partager le même espace.

Le cœur enregistre les souvenirs. Cet enregistrement construit un héritage en nous. Cet héritage façonne peu à peu ce que nous appelons le bonheur.

Ces moments simples, intimes, presque naïfs, que nous amusaient tant, ne nous manquent-ils pas ?

Manque-t-il de temps ? Ou manque-t-il de volonté et d'occasion ?

Ce n'est pas le temps qui manque. Car lorsque nous souhaitons faire quelque chose que nous voulons vraiment, nous trouvons toujours un moyen d'y parvenir.

La volonté et l'occasion sont entre nos mains. La volonté est une force de notre âme. L'occasion se crée, elle ne s'attend pas.

Nombreux sont ceux qui redécouvrent des jeux à partager en famille, de petites activités de groupe, amusantes, qui impliquent tout le monde et qui, en plus, détendent.

Des piqueniques imprévus, des balades en plein air, des invitations surprises. Réfléchissons : que pouvons-nous faire ?

Parfois les souvenirs d'enfance nous seront de bonnes sources d'inspiration.

Nous avons besoin de moments seuls, certes, mais évitons l'isolement excessif. Passons beaucoup d'autres moments ensemble, partagés, collaboratifs.

Apprenons à apprécier, à profiter, sans regarder l'heure, sans l'angoisse d'avoir l'esprit ailleurs.

Courons après nos pelotes de laine, sans avoir honte de redevenir des enfants, sans craindre de rendre heureuse l'enfant qui vit encore en chacun de nous.

Rédaction du Moment Spirite.
Le 27.7.2026

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